La macroéconomie reviendra-t-elle sur le devant de la scène? Pour entamer le deuxième trimestre, la Bourse de Paris, comme ses homologues européennes, va tenter de trouver un cap dans de nombreuses statistiques, à moins que la géopolitique ne vienne à nouveau changer la donne.
Lors d'une semaine écourtée par le lundi de Pâques, les indicateurs vont s'égrener en douceur, culminant avec le rapport mensuel sur l'emploi américain vendredi.
Un rapport toujours regardé avec attention par les marchés, d'autant plus que début février, la publication de chiffres de hausse salariale meilleurs que prévu avait fait plonger les indices boursiers, sur fond d'anticipation de retour de l'inflation et de resserrement monétaire.
Point d'orgue de la semaine à venir, ces chiffres seront toutefois précédés par d'autres publications, donnant une indication de la santé économique des deux côtés de l'Atlantique. Ainsi, les Etats-Unis dévoileront notamment l'activité dans les services tandis que la zone euro fera connaître l'inflation pour mars.
La géopolitique pourrait toutefois s'inviter dans la danse, car les marchés ne sont pas à l'abri d'une annonce du président américain Donald Trump, engagé dans un bras de fer avec la Chine, dont il a menacé de taxer les importations à hauteur de 60 milliards de dollars.
«Bien que les Etats-Unis et la Chine aient entamé le dialogue sur les taxes douanières, les investisseurs redoutent toujours l'imprévisibilité du président américain Trump», observe Milan Cutkovic, analyste de marché chez AxiTrader.
L'amorce de discussions entre Pékin et Washington a cependant redonné quelques couleurs aux indices en début de semaine, relève Florence Barjou, responsable de la gestion multi-actifs chez Lyxor.
«Des discussions sont engagées, personne n'a intérêt à ce que cela se passe mal. On sent en filigrane une approche un peu plus constructive», estime-t-elle ainsi.